Stator d'une génératrice
On dirait presque le ventre d'une baleine.
En réalité, le stator de la génératrice est constitué d'un très grand nombre d'électro-aimants.
Stator d'une génératrice   
Changement du nombre de pôles de la génératrice
Il paraît logique de croire qu'un stator contenant deux fois plus d'aimants coûte deux fois plus cher. Cela n'est cependant pas le cas. De toute manière, comme vous pouvez le voir sur l'image, les génératrices (et les moteurs) sont normalement conçues avec un grand nombre d'aimants dans le stator (les enroulements à bobine autour du stator ne sont pas montrés sur l'image).
On conçoit le stator ainsi pour minimiser la brèche d'air entre le rotor et le stator. En même temps, il est nécessaire d'assurer le refroidissement des aimants. En réalité, le fer du stator est constitué d'un grand nombre de minces lames d'acier isolées (d'une épaisseur de 0,5 mm) qui sont assemblées pour former le stator. Cette disposition empêche la diminution de l'efficacité de la génératrice par suite des courants de Foucault provoqués dans le fer du stator.
Le problème lié à l'augmentation du nombre de pôles d'une génératrice asynchrone à cage d'écureuil se limite en fait à la connexion des aimants voisins, connexion qui peut être réalisée de deux façons différentes  : soit nous prenons un groupe d'aimants à la fois, les connectant à la même phase au fur et à mesure que nous nous déplaçons dans le stator, soit nous changeons à la phase suivante, chaque fois que nous arrivons à un nouvel aimant.
Génératrice à nombre de pôles variable pouvant fonctionner à deux vitesses
Quelques constructeurs équipent leurs éoliennes de deux génératrices, une petite pour les périodes de vents faibles et une grande pour celles de vents forts.
Il est cependant plus fréquent de munir les éoliennes modernes d'une génératrice à nombre de pôles variable, c.-à-d. d'une génératrice qui (selon la forme de connexion des aimants du stator) peut fonctionner avec différents nombres de pôles, et donc à une vitesse de rotation variable.
Il arrive que les génératrices sont construites selon le principe de « deux en un », ce qui leur permet de fonctionner alternativement comme p.ex. une génératrice de 400 kW ou une de 2000 kW, et à deux vitesses différentes. Cette conception est de plus en plus utilisée par les constructeurs d'éoliennes.
S'il vaut la peine ou non d'employer une double génératrice ou un plus grand nombre de pôles pour les vents faibles dépend de la distribution des vents sur le site en question, et du prix supplémentaire de génératrice à pôles variable comparé au prix que le propriétaire de l'éolienne peut obtenir pour l'électricité produite (vous devez tenir en compte que le contenu énergétique des vents faibles n'est pas très élevé).
Cependant, une bonne raison pour choisir le système d'une double génératrice est le fait qu'il permet à l'éolienne de tourner à une vitesse de rotation basse lors des périodes de vents faibles. Cela améliore l'efficacité d'un point de vue aérodynamique, tout en diminuant les nuisances sonores engendrées par les pales du rotor (ce qui constitue en général uniquement un problème à des vitesses faibles du vent).
Il n'est pas impossible que - sans le savoir - vous ayez déjà vu plusieurs moteurs à nombre de pôles variable à la maison : en général, les machines à laver en mesure de centrifuger les vêtements sont munies de moteurs à nombre de pôles variable leur permettant de laver le linge à une vitesse basse et de le centrifuger à une vitesse élevée. Pareillement, les hottes de cuisine sont souvent conçues pour fonctionner à deux ou trois vitesses différentes (dans le cas d'une hotte de cuisine à plusieurs vitesses, vous pouvez vous servir des connaissances que vous avez acquises sur l'énergie du vent  : si vous désirez faire sortir de votre cuisine deux fois plus d'air par minute, cela vous coûtera huit fois plus d'électricité).
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Dernière mise à jour le 17 mai 2003
http://www.windpower.org/fr/tour/wtrb/stator.htm
Attendez svp...