Combien de pales ?
Pourquoi pas un nombre pair de pales ?
Les ingénieurs évitent aujourd'hui de construire de grandes éoliennes avec un nombre pair de pales, surtout pour des raisons de stabilité. Un rotor constitué d'un nombre impair de pales (trois au minimum) ressemble à un disque lorsqu'on calcule les propriétés dynamiques de l'éolienne.
Dans le cas d'une éolienne à structure rigide, il y aura des problèmes de stabilité si le rotor a un nombre pair de pales : au moment même où la pale supérieure fléchit légèrement vers l'arrière, atteignant le point le plus extrême du disque balayé et captant ici la puissance maximale du vent, la pale inférieure traverse la zone d'abri créée juste devant la tour.
La conception tripale danoise
Eolenne tripale La plupart des éoliennes modernes sont tripales, le rotor étant maintenue dans une position face au vent (c.-à-d. du côté de la tour exposé au vent) par un mécanisme d'orientation actionné par des moteurs électriques. On appelle normalement cette construction la conception danoise classique , et elle tend aujourd'hui à constituer le standard d'après lequel les conceptions alternatives sont jugées. La grande majorité des éoliennes vendues sur le marché mondial sont effectivement de cette conception. Les principes fondamentaux furent d'abord introduits par l'éolienne de Gedser , construite en 1956.
Un autre caractéristique de la conception danoise est l'emploi d' une génératrice asynchrone. Vous pouvez lire plus sur cette conception dans la section d' articles inclue dans la version anglaise de ce site.
   
Conception bipale (avec un rotor basculant)
Eolienne bipale Le grand avantage des éoliennes bipales par rapport à leurs cousines tripales est le fait qu'elles permettent d'économiser le coût d'une pale de rotor, ainsi que le poids de celle-ci bien évidemment. Les éoliennes bipales ont cependant eu certaines difficultés à pénétrer le marché, entre autres parce qu'il leur faudra une vitesse de rotation bien plus élevée pour produire la même quantité d'énergie qu'une éolienne tripale, ce qui constitue un inconvénient tant à l'égard du bruit que de l'impact visuel. Ces derniers temps, plusieurs fabricants d'éoliennes bipales ont donc choisi de passer à la production d'éoliennes tripales. Rotor basculant
La conception d'une éolienne mono- ou bipale est en fait très complexe vu qu'elle doit être munie d'un rotor basculant comme celui que vous voyez sur l'animation à droite : le rotor doit pouvoir basculer pour éviter que l'éolienne ne reçoive des chocs trop forts chaque fois qu'une pale de rotor passe devant la tour de l'éolienne. Le rotor est donc monté sur un arbre, perpendiculaire à l'arbre principal et tournant avec celui-ci. En outre, cette disposition requiert parfois des amortisseurs de choc supplémentaires afin d'empêcher les pales du rotor d'entrer en collision avec la tour.
   
Conception monopale
Eolienne monopale Eh oui, il existe également des éoliennes monopales, et elles permettent effectivement d'économiser le coût d'une pale de plus ! Une chose est sûre : s'il est possible de construire quelque chose, les ingénieurs vont assurément tenter le coup ! Toutefois, les éoliennes monopales commerciales sont assez rares, pour les même raisons que celles citées ci-dessus, les problèmes étant cependant encore plus prononcés que dans le cas des éoliennes bipales. Balancier d'une éolienne monopale
Outre une vitesse de rotation plus élevée et des problèmes de bruit et d'impact visuel, l'inconvénient de ce type d'éolienne est que, pour équilibrer le rotor, il faudra munir l'éolienne d'un balancier du côté du moyeu opposé à la pale. Cette disposition annule évidemment les économies de poids que l'on peut faire en dotant l'éolienne d'une seule pale au lieu de deux.
© Copyright 1997-2003 Association danoise de l'industrie éolienne
Dernière mise à jour le 10 mai 2003
http://www.windpower.org/fr/tour/design/concepts.htm
Attendez svp...